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Petites perfidies entre amis mai 14, 2008

Posted by inyoureyes1 in Ricanements, Rires.
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“Oui allô ?! Camille ? Non, ce n’est pas Bouchra, c’est Sawsene ! Ecoute, sans fioritures et sans florilèges, Kamgest Boursorama veut t’épouser ce soir !” Kamgest tire sa tronche des jours les plus merveilleux. “Alors il te dit qu’il a son avion qui décolle ce soir à 21h pour Paris. C’est lequel des RER il faut prendre pour aller à Neuilly, déjà ? Mais je te dis qu’il veut rencontrer tes parents ce soir ! Il veut une cérémonie à la marocaine. Ton avis ne compte pas, là je répète comme un Ara. Il t’enlève et t’épouse, un peu comme ce qui se fait dans les tribus nomades. Oui, et comme en plus tu es blonde, le contraste avec les autochtones n’en sera que plus flatteur pour son ego. Tu es prévenue ! Hein ? Un déjeuner ? Oui, oui, je crois qu’il s’en contentera. La semaine prochaine ? Okay. Japonais ? Parfait ! Je lui file ton numéro ? A merveille ! Bon courage pour ton pilote d’émission !” Clic.

- Là, t’es content ? Franchement, qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour satisfaire les lubies de l’enrhumé du bulbe qui nous sert de meilleur ami !

- Tais-toi et mange tes toasts !

Kamgest caresse les coins boudinés de son téléphone. Il scrutera le numéro de Camille jusqu’à l’étourdissement. Ce sera son nouveau mot de passe pour accéder à ses mails professionnels, la nouvelle combinaison qu’il jouera au loto, le précieux sésame qui lui arrachera des spasmes de volupté dès lors que, voilà, ce numéro s’affichera sur l’écran du cellulaire. Enfin, s’il s’affiche. Et toc !

- Je ne mange pas mes toasts, j’ai perdu la saveur des aliments. J’ai l’impression de m’être fait amputer la moitié de mon estomac.

- Meu non mais ça va pas, qu’est-ce que tu veux te faire poser un anneau gastrique, toi ! Fais-toi poser une cervelle, plutôt !

- Oh ! Tu sais… Pour la cervelle… Je ne pense pas que ce soit un atout déterminant, de toute façon… Tu penses pas que je devrais zapper ce blond pour un roux très prononcé ?

- Sawsene, zappe ce blond pour un crâne lisse, pendant que tu y es, et fais-nous un remake des aventures de Brit-Brit ! Franchement !

- J’ai aussi l’impression que ces tabliers achetés chez Marwa ne font pas suffisamment ressortir ma silhouette… Des slims ou des mini-shorts, selon toi ? Une ceinture à dorures aussi ? Ca ne risque pas de faire par trop vulgaire ?

- Par trop ! Quand tu te mets en condition de porter ces choses, tu dis “trop” tout court. Je ne conçois pas qu’une Milady puisse ne serait-ce que songer à s’affubler de pareils colifichets ! Tu es bien dans ton tablier marron foncé de petite fille ! Tu es bien avec ta tignasse dorée et tu es bien avec ta petite moustache naissante, là.

- Quelle petite moustache ?!

- Oublie. Alors, c’est pour quand le retour en fanfare des débilités amoureuses ?

- Pour quand les pom-pom-girl-poules se feront démonter la dentition dans un combat de coqs.

- Ecoute. Ma main à couper qu’à partir de demain, vous vous mettrez tous deux à roucouler comme les handicapés du cortex que vous êtes. L’humanité n’échappera pas à deux ou trois trisomiques de votre cru. Mais n’en fabriquez pas beaucoup, non plus. Les enfants, ça coûte cher et ça braille et ça salive et moi je me fais livrer un salon neuf dans les jours qui viennent.

- Il faut vraiment être idiot pour parler de marmaille en pleine débâcle amoureuse ! Je te dis que ça n’arrivera pas !

- Et moi, je te dis que ça finira par arriver. Tu l’aimes !

- Oui, mais je m’aime davantage, si tu veux tout savoir ! D’ailleurs, on a eu une sorte de relation miroir, lui et moi. J’ai eu l’impression d’être avec mon “moi” poilu. Donc, je me suis en quelque sorte aimée à travers lui. Et vice versa. Une relation miroir ne peut conduire qu’à la banqueroute, et en parlant de banqueroute, je ne suis même pas riche ! 

- Certes…

- Comment veux-tu qu’une fille qui ne conduit ni ne bave devant une belle caisse, dont la garde-robe se résume à trois jeans de l’ère du lycée et qui, comble de l’horreur pour lui, est journaliste, pouilleuse par conséquent… Comment veux-tu que cet amas de précarité lui plaise ! Je n’ai pas demandé la lune au bon dieu. Avec tous ses travers, il a matérialisé l’image que je me faisais du Prince Charmant. Mais lui… Il m’aimera peut-être quand je me vendrai comme J.K Rowling !

- Mais toi, l’aimeras-tu quand tu te vendras comme J.K Rowling ?

- C’est très malsain d’essayer de conquérir quelqu’un en lui brandissant une carte revolving à la tronche… Je tiens à ma Jocker, moi !

- Tu fais pitié à voir, petite. Je t’offre tes toasts, allez. Essaie de reprendre avec ton miroir. Tu fonds comme un esquimau sous un soleil de plomb.

- Quand le miroir se brise, il te renvoie un kaléidoscope de ta personne et ce n’est jamais beau à voir. La prochaine fois, je me paierai les services d’une brosse à reluire. A plus !

- A bientôt… Et pour l’amour du ciel, fais quelque chose pour ta moustache, là.

- Quelle moustache ?!

- Moustache de lait. Oublie.

West Side Story mai 14, 2008

Posted by inyoureyes1 in Cocasseries.
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Sawsene : Is there anybody going to listen to my story…

Miriam à Bouchra : Elle est partie comme un furet. Le temps d’un générique phare court, je te dis ! C’est hallucinant, sans même dire au revoir, il faut être diablement culottée pour faire ça ! Hein, Sawsene que t’étais là quand elle n’y était plus ?! Que tu ne l’as même pas vue faire coulisser la porte de sortie ! Si ça se trouve, elle a dû bien nettoyer son bureau et celui du boss avant de s’en aller, ne serait-ce que pour récupérer les sachets de sucre en poudre !

Sawsene : All about the girl who came to stay… She’s the kind of girl you want so much it makes you sorry…

Miriam à Hanane : Et en plus, ça fait quatre mois qu’elle est là, quatre mois qu’elle contemple des tableaux excel sans jamais sortir de son bureau, pas même pour aller aux chiottes. Quand je pense que Rita est venue trois mois après elle, et que telle une tornade, elle a réussi à engranger les recettes publicitaires les plus ahurissantes depuis la création de cette boite ! Hein Sawsene ?!

Sawsene : Still you don’t regret a single day. Ah girl! Ffff…Girl!

Miriam à Bouchra : Alors je vous explique. Elle a été parachutée dieu seul sait d’où, pour percevoir un salaire monstrueux et nous pourrir la vie à tous. Une espèce de matrone, quoi. Dire que Frank s’est barré à cause d’elle, lui le maître, la perle, le météore, la brise qui me permettait d’émerger le matin quand j’avais la tête dans le postérieur… Il était magnifique, lui, hein Sawsene ?!

Sawsene : When I think of all the times I’ve tried so hard to leave her… She will turn to me and start to cry…

Miriam à Hanane : Ah et le comble. Le comble ! Elle fumait dans les toilettes. Un matin, j’entre et devinez ce que je trouve. Un amoncellement de mégots tout ce qu’il y a de plus repoussant, un monticule de cendres et une odeur à vous faire déglutir votre petit déjeuner ! Hein qu’elle nous pourrissait la vie, cette idiote, Sawsene ?!

Sawsene : And she promises the earth to me, and I believe her, after all this time I don’t know why…

Miriam à Bouchra : Moi, si j’ai failli me barrer, c’est à cause d’elle et d’elle seule, et tout le monde ici pourra te le certifier ! Sur ma vie, si elle était restée, ç’aurait été elle ou moi ! Même Sawsene envisageait de quitter, n’est-ce pas, chérie ?

Sawsene : Ah, girl! Ffff…Girl! She’s the kind of girl who puts you down when friends are there, you feel a fool…

Miriam à Hanane : Ca y est, il nous faut un syndicat ici ! Ou alors non, pas vraiment un syndicat, juste un représentant des salariés. Il faut torcher un mail à Dounia pour qu’elle voie ça avec le patron. S’ils n’obtempèrent pas, on envoie nos signatures à l’inspection du travail. T’es d’accord, Sawsene ?

Sawsene : Titititititititititititit…

Miriam à Sawsene : Tu… es sûre que ça va ? Chérie, tu es toute moite, tu m’as l’air toute drôle, ce matin… Qu’est-ce qui t’arrive, allez, déballe à maman !

Sawsene : When you say she’s looking good, she acts as if it’s understood. She’s cool, ooh, ooh, ooh…

Miriam à Hanane : T’as pas remarqué qu’elle ressemble de plus en plus à un Doliprane, avec cette pâleur inouïe, enfin oublie les joues couperosées, ça c’est la fièvre et le l’Oréal caresse. Sawsene, mon poussin, si tu es souffrante, je te remplace sans problème !

Sawsene : Tititititititititititit… Girl! Ffff…Girl!

Miriam à Hanane et à Bouchra : Attrapez-la avant qu’elle n’aille fredonner ses idioties là où on se fait virer quand on fredonne des idioties ! Soyez gentilles, les filles, pas de rudoiements, vous ne voyez pas comment elle arrive à peine à se tenir debout ? Elle est toute chancelante… Viens, chérie, je m’en vais te raccompagner chez toi. Dis, tu pourras indiquer ton adresse au taco ?

Sawsene : Was she told when she was young that pain would lead to pleasure? Did she understand it when they said, that a man must break his back to earn his day of leisure? Will she still believe it when he’s dead? Ah girl!Ffff…Girl!

Miriam à Sawsene : Bon allez viens… On appelle le chauffeur…