Fahrenheit 469 août 15, 2008
Posted by inyoureyes1 in Cocasseries.Tags: Envol, Farniente, Hot Stuff, Nouveau Départ
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«Mollusques, crevettes, pandas, moutons, peaux d’ours s’abstenir !» L’inscription se détache, grande, noire, distincte, même pas drôle, d’un gigantesque panneau d’affichage. Je roule en mode semi-pilotage automatique, c’est-à-dire, l’œil prétendument rivé sur le bitume, histoire de faire croire au Dragon que je suis de tout cœur avec lui dans son épopée autoroutière à 130 à l’heure, et l’esprit virevoltant sur une scène de karaoké, où, drapée de blanc, je chante Glory Box dans un charivari de soupirs et d’acclamations. Une aire de repos plus loin, un autre panneau m’assène l’avertissement suivant : «Avis à tous ceux qui, pour leur survie, ont besoin de milliers de kilomètres cubes d’océan, de vastes étendues arctiques, de steppes désertes à l’infini. Ceci n’est pas pour vous !»
Des dizaines d’options se livrent une lutte sans merci dans ma tête quelque peu fiévreuse. Yeux-de-ruminant-étonné, hennissement-de-cheval-à-l’arrière-train-molesté, ricanement-sinistre-d’hyène. Je choisis de demeurer aussi muette qu’une carpe. Et de repiquer du nez dans mon karaoké mental, où on me demande, avec force gémissements, de chanter Think. Je m’exécute, toute guillerette.
Plus que quelques collines en chapelet et une barrière. La dame du péage nous regarde avec, tatouée sur son visage, l’expression d’une profonde pitié. «Ils ne vont tout de même pas nous faire avaler des chenilles, en guise de bienvenue, comme dans Koh Lanta !» Le capitaine me regarde, ahuri. «Quoi ?!» Je me terre dans un mutisme honteux, comme pour faire oublier ma remarque hautement débile à un dragon aux narines fumantes.
Marrakech nous apparaît dans une nébuleuse de poussière brûlante, de pollution et d’air suffoquant. «Ça y est, vous y êtes, bande de malotrus ! Quand je vous disais que c’était infernal !» I-n-f-e-r-n-a-l. C’est le mot. Quand les Autoroutes du Maroc disposeront de telles pancartes, un service grandiose sera rendu aux aoûtiens en mal de rafraîchissantes distractions. Plus importante qu’une indication sur la limitation de vitesse, plus importante qu’une injonction de tracer droit devant, de ne jamais s’arrêter conformément à une quelconque loi, la sommation de rebrousser chemin séance tenante, dès que le mercure se mettrait à grésiller au fond du thermomètre. Là, il grésille allègrement. Au McDo de la poste, les températures font frôler l’apoplexie quand, du haut de ses 195 centimètres, un bipède huilé, gominé, pailleté d’une sueur pestilentielle entreprend de se frotter contre vous pour soi-disant attraper son plateau. Ici, les jupes courtes tournoient curieusement au contact d’un air inexistant, dès lors qu’un immense gaillard montre le bout de son bermuda. Les gris-gris frétillent à l’extrémité de téléphones dernier cri. Les sourires, d’abord larvés, explosent dans un vacarme d’hilarité à peine croyable. Une autre idée de pancarte. Les canons suprêmes de l’axe Casablanca-Rabat se feront beaucoup de mouron à la vue des beautés moyennes qui tricotent de long en large l’avenue Guéliz. Ici, une jolie fille est prodigieusement belle, par la seule grâce du tintamarre d’ovations qui l’accompagne partout où elle va. Un jeune homme propret, mignonnet, est beau à tomber, par je ne sais quel karma de regards lancinants qui se jettent sur lui comme une fratrie d’alligators sur un bébé-buffle.
Cette ville me fait l’effet d’une énorme poêle à frire. Cassez deux œufs bien dodus sur les ventres fermes de ces demoiselles. Ils se calcineront aussitôt. Faites mariner une cuisse de poulet façon tex mex sur les torses bien en évidence de ces messieurs. Elle se carbonisera en deux temps trois mouvements. Taillés dans de l’ocre brun, les corps rivalisent de robustesse avec les buildings sanglants. Narguent la canicule en sécrétant autant, sinon plus de chaleur. Les hauts de ces dames offrent des vues mirifiques sur toutes les surfaces, toutes les cavités charnues, semblant dire à ces messieurs : «Secouez-moi ! La pulpe est en bas. Elle doit remonter !» Les hommes, ces hormones en conserve, se promènent par gangs, aiguisant leurs dents et prenant garde à en atténuer la férocité par une large couche de sourires rutilants. Une réserve peuplée de fauves, en somme. Un Halloween estival. Chaud, brûlant, bouillonnant. Hot in here! Et ce n’est que le début.
que calorrr!
à croire que le réchauffement planétaire a été entrepris par de la chair embrasée par ses propres fumerolles!!
La grosse marmitte
Avec de gros légumes portés à ébullition ! Tu les aimes frais, rôtis, séchés, entiers ou concassés, tes légumes ?
tu sais très bien comment je les aime mes légumes, j’adore les sauter
je viens de te détailler mon festin d’hier :p
(Se couvre le visage) LOL (Là, c’était vraiment mérité ! Je n’utilise jamais ces Lol mais quand c’est Lol c’est lol) Lolissime même ! C’est ça, empiffre-toi, OGRESSE VA !
Enfin…
Enfin j’ai pu pour la première fois, comprendre un de tes billets en entier ! Je suis trop fort
Sinon, je suis ravi de n’y avoir jamais mis les pieds, à Marrakech, d’autant plus que je suis allergique à tout excédent de chaleur non justifié par un impératif urgent, mais il est vrai que Fès aussi peut être trop chaude, et qu’on peut la comparer plutôt à un micro-ondes, car l’air sec vous y pompe toute l’eau contenue en vous, et vous chauffe insidieusement, de plus en plus…
Hello cousin ! Ravi de ne pas rôtir comme une boite de cassoulet dans un micro-ondes, c’est compréhensible… Mais ravi de n’avoir jamais mis les pieds à Marrakech ! Permets-moi de ne pas te le pardonner ! Ici c’est le carnaval tout le temps, surtout le soir… Je fomente un post sur la question d’ailleurs… Dommage que tu n’aies que 17 ans ! Je t’aurais kidnappé sinon ! Et exigé une drôle de rançon à tes parents, que toute ta famille vienne passer les vacances d’été avec la mienne
Avec un text comme ca j’ai l’impression d’etre amureux d’une antichambre de l’enfer. Mais ca me va si cela peut faire en sorte qu’il y ai un peu moins de monde :p
Le3zaoui, à te lire, j’ai l’impression que tu la trustes, cette ville ! Je n’ai pas eu besoin d’arborer une carte de séjour pour investir Marrakech, j’te signale :°P Si tu as peur que je marche sur tes plates-bandes, que je t’arrache le marché juteux des posts sur 3zaouiland, avance un chiffre, on négociera le rachat de mon blog tout à l’heure au café :°P
SaLUt Ma cocote ,j’ai ardemment besoin de ton aide!je m’explique:je n’ai qu’une convoitise , qu’une conviction qui m’agite les méninges à une allure cosmique:comment puis-je exceller en français ? je suis perpetuellement en quête de parfait et un p’tit coup d main me facilitera lchem1;;;;pLease dont ignore my need!!c’est vital et je commence à souffrir vivement du complexe d’inferiorité!!!si tu détient qqastuces ne manques surtout pas de m en faire part!!Ciao…
Hello Cocotte
D’abord, comment t’expliquer… à quel point ce(s) commentaire(s) me réjouissent… C’est simple. Je disais à quelqu’un que j’étais tombée amoureuse d’un de ces commentaires ; là je suis totalement en pâmoison ! Merci infiniment pour l’intérêt que tu me portes, pour le talent que tu m’attribues, c’est vraiment très gentil de ta part ! Pour le français, tu excelles déjà, à mon avis. Mais si tu veux que je te raconte comment j’ai rafistolé le mien, je t’enverrai un mail, j’ai ton adresse, j’espère qu’elle fonctionne
Xoxo
Elle fonctionne à un milliard pour cent et ce ,que pour tes beaux yeux plein d’amabilité et d’altruisme,ma puce,et je dois avouer que ma félicité et ma jubilation ont atteint leur point culminant en lisant ces mots qui me sont inestimables et en ressentant cet enthousiasme que mon âme a nettement déceler.Et mnt je srai la plus enchantée de recevoir tes e-mails et pourquoi pas si tu m’octroies le grand honneur de te rencontrer,ce serait superbement merveilleux,et sois certaine que ce sentiment de réjouissance est et ne cessera d’être éternellement mutuellement partagé,so contact me as soon as u may and I’ll be the Happiest girl in the whole world…Car je sens vraiment que tu es un vrai écrin qui renferme d’inépuisables joyaux ainsi que ce rare spécimen que j’ai toujours cherché….